D'ombre et de lumière -- Partie 1
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 D'ombre et de lumière -- Partie 1

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Natsuki Kurodo:: Staff | Ni Ban Taï Fukutaisho ::
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MessageSujet: D'ombre et de lumière -- Partie 1   Sam 19 Mai - 12:32

Bien que Shinigami depuis plusieurs décennies maintenant, le nouveau Vice-Capitaine n'a jamais coupé les ponts avec ses origines dans le Rukongai. S'il ne souvient plus s'il est un enfant de cette terre, ou bien une jeune âme morte trop tôt et envoyée dans le monde spirituel, il sait par contre qu'il doit beaucoup à sa famille. Ils ne sont ni ses vrais parents, ni ses vrais frères et sœurs, mais ils l'ont toujours considéré comme l'un des leurs depuis qu'ils l'ont accueillit jeune. Quand il avait quitté son travail dans leur boutique, Natsuki leur avait promit de leur donner régulièrement de ses nouvelles, à raison d'une lettre une fois par mois. Ainsi, ils gardèrent contact au travers de leur courrier, leur donnant encore l'impression d'être d'une certaine façon ensemble. Une fois son diplôme obtenu, après six ans d'académie, il faisait la fierté de sa famille, ayant réussit là où il le désirait. Malgré le travail qui allait progressivement en hausse, il s'accordait toujours le temps d'entretenir cet échange de lettres. Par de très rares occasions, il leur rendait aussi visite, dans leur boutique du 30ièm quartier du Rukongai, cas dans lesquels il venait comme repartait les bras chargés de présents. Avec son affection en temps que Vice-Capitaine, ses possibilités pour voir sa famille se réduisaient considérablement. Il n'était pas près de les revoir de si tôt. Il ignorait encore à quel point il se trompait...

Il avait déjà deviné que quelque chose n'allait pas. Au matin, il avait reçu une lettre de sa famille, à la date de la veille. Bien trop tôt encore dans le mois, d'autant plus que c'était à lui de répondre. Il savait qu'il n'aimera pas ce qu'il lira sur la lettre. Installé à son bureau, il l'avait lu plusieurs fois. Chaque nouvelle lecture froissait davantage les bords par lesquels il la tenait, pour finalement la rouler en boule dans son poing, et la faire brûler. D'un pas pressé et le visage fermé, il se rendit dans les archives, usant de son statut de Vice-Capitaine. Ce n'était pas quelque chose qu'il pouvait régler seul cette fois-ci, et très rapidement, il trouva celui qui pouvait être le plus à-même de l'accompagner parmi les membres de la Quatrième Division. Non seulement il était un soigneur expérimenté, mais en plus, il savait se battre à mains nues : il avait servit dans le Repère des Asticots d'après son dossier.

Le papillon de l'enfer qu'il envoya au dénommé Hiakai Kanon, actuel troisième siège de la Quatrième Division, portait un message tout simple :


«  Si vous n'êtes pas occupé actuellement, je souhaiterai m'entretenir avec vous sur un certain sujet. Je vous attendrai vingt minutes dans mon bureau. Cordialement, Vice-Capitaine Kurodo. »

Il ne restait plus qu'à espérer qu'il soit libre et accepte de venir avec lui, une fois les fait exposés. Mais en attendant, Natsuki devait se préparer. Qu'il soit seul ou non, il ira.

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Dernière édition par Natsuki Kurodo le Jeu 31 Mai - 16:26, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: D'ombre et de lumière -- Partie 1   Dim 20 Mai - 15:30

Je n'aurai jamais dû accepter l'invitation de l'association des femmes shinigami, participer à leur réunion m'a retardé dans l'élaboration de mon projet de réforme des équipes de secours. Pourtant, ce projet est capital, nos équipes souffrent d'une lenteur extrême et d'un manque crucial de coordination. C'est pourquoi, je me dois de réformer la Quatrième division.

Il est vrai que j'ai apprécié cette réunion dont le thème était l'ikebana. Cet art est réellement fascinant, il permet à la fois de développer notre inventivité, de décupler la précision de nos gestes tout en cultivant notre sens de l’esthétique. Je suis reconnaissant à l'association de m'avoir permis de vivre une telle expérience, que j'espère renouvelé.
Cependant mes responsabilités ne peuvent être ignorées plus longtemps, il me faut régler les problèmes de ravitaillement de la Soul Society. En effet, nos fournisseurs nous lâchent les uns après les autres, nous condamnant à de nombreuses ruptures de stock. Si cette situation perdure, nous risquons de ne plus pouvoir assurer nos fonctions respectives, que ce soit pour les équipes médicales, que pour l'académie ou bien pour le département de la recherche. Et si cela devait arriver, la Soul Society sombrerait rapidement, entraînant la destruction du monde des humains. Pour empêcher que cette éventualité se réalise, je n'ai pas le choix, je dois leur rendre visite. Mais avant cela, un courrier s'impose, je me dois de les prévenir.

Assis sur mon siège d'ébène, je m'attelle à rédiger ces lettres. Ma plume n'a de cesse de parcourir ces pages vierges, y laissant des écrits soignés, emplis de courbures, et dont le message ressemble fort à un ultimatum : « si je ne reçois pas de réponse de votre part avant le crépuscule, je viendrais personnellement résoudre ce conflit. ». Ainsi, peut-être qu'avec ceci, les commerçants honoreront leurs engagements.

Maintenant que ces écrits sont terminés, il me faut les envoyer. Et pour ce faire, j'ai besoin d'un membre du Cinquième escadron de l'Onmitsukido. Leur rapidité et leur fiabilité sont sans failles, je dois dire que dans ma jeunesse, un tel poste m'aurai intéressé, mais d'autres opportunités se sont révélées à moi. Dans tous les cas, ces lettres seront distribuées dans les plus brefs délais et ainsi, aucune excuse ne sera permise à ces marchands.
Tandis que je me lève pour en appeler un, mes rideaux ivoire se soulèvent. Devant moi se tient un jeune homme vêtu d'un pourpre terne, ce messager attend mes ordres. Je ne sais comment il a su que j'avais besoin de lui, mais ceci m’empêche de perdre du temps, ce qui n'est jamais un inconvénient. Sans attendre, je lui fais part de sa mission, lui remet les lettres, puis il disparaît, comme si sa venue n'était qu'un mirage.
A présent, je dois informer les chefs des équipes de secours des entretiens qui les attendent. Au terme de ces conversations, je déciderai de leur future affectation et de la future répartition des tâches. Bien, pour ceci je n'ai aucunement besoin de messager, des papillons de l'enfer suffisent, quatorze pour être plus précis.

Soudain, je sens une brise souffler dans mon dos, me retournant promptement je suis surpris de voir que ce n'est qu'un papillon noir. Ce dernier m'apportait une requête du vice capitaine de la seconde division, il veut me rencontrer. Je ne peux refuser, comment pourrai-je l'avoir fait attendre pour rien. De plus, à l'issue de ce rendez-vous, je pourrai peut-être en savoir plus sur lui, et ainsi, si le contexte de la Soul Society devait être perturbé, je ne me retrouverai pas dépourvu d'information sur lui.
Ne perdant pas une minute de plus, je délaisse mon bureau, où gisent une centaine de feuille désordonnée n'attendant que ma signature, et me dirige vers le bureau de Kurodo-san.
Je regrette de n'avoir pas pu ranger, je n'aime pas laisser un tel désordre. Mais enfin, j'ordonnerai ce chaos plus tard.

Quelques Shunpo plus tard je me trouvais devant sa porte, l’hésitation me prit. Comment vais-je me comporter... Faut-il que j'abandonne ma frivolité et mon excitation naturelle sur le seuil de son bureau, ou bien la décontraction sera de mise. Peu importe, je l'ai déjà assez fait attendre, dix minutes d'attente peuvent sembler bien longues quand on est seul.
Une dernière inspiration et me voilà lancé.
Frappant trois coups succincts sur la porte, j'interpelle le vice capitaine  :

« Kurodo-san, vous m'avez demandé ? »



Dernière édition par Hiakai Kanon le Mar 22 Mai - 19:46, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: D'ombre et de lumière -- Partie 1   Dim 20 Mai - 18:14

Des dossiers ouverts en tout sens trônaient sur le bureau du Vice-Capitaine de la Deuxième Division. En attendant l'arrivée d'Hiakai, il épluchait en diagonale tout ce qui pourrait lui servir sur ce groupe. Très peu d'information malheureusement, il lui faudra se débrouiller sur place. Le bruit sourd de la porte que l'on frappe le tira hors de la feuille qu'il parcourait : son invité était déjà là. Il réalisa alors qu'il n'avait pas encore prit le temps de réfléchir à comment lui présenter ce qui allait suivre. Enfilant le veston noir qui complétait son haut, il s'installa sur son siège.

« Entrez. » appela-t-il assez fort pour être entendu.

C'était la première fois qu'il rencontrait Kanon personnellement, aussi il avait apprécié que le Troisième Siège s'était donné la peine d'accepter son invitation. Le statut hiérarchique avait peut-être dû jouer dans tout ça, ce qu'il n'espérait pas être la motivation première. A peine était-il entré que Natsuki le parcouru des yeux en un instant. Il ne voulait pas se fier simplement à un dossier pour se faire une idée des individus dont il allait être le compagnon d'arme. Il n'insista cependant pas trop, préférant éviter de le mettre mal à l'aise. Il avait le regard sûr de lui et confiant, mais un léger malaise subsistait, dû peut-être au doute quant à la conduite à tenir. Le Vice-Capitaine ne lui facilitait pas vraiment la tâche à vrai dire. Habituellement, il est plus ouvert et souriant qu'actuellement dans son bureau. Mais les évènements récents, apportés par la lettre de son frère, ne prêtaient guère à le faire sourire. Si c'était certes moins prononcé que sur le terrain, son visage était dépourvu du toute émotion alors qu'il parlait.

« Asseyez-vous s'il vous plait, j'aimerai vous parler Hiakai. Je vous remercie d'abord d'avoir prit le temps de venir. »

Un silence s'installa quelques secondes, durant lesquelles Natsuki cherchait par où commencer. Les mains jointes devant lui, et les coudes sur le bureau, il se lança.

«  Je vais faire de mon mieux pour aller à l'essentiel. Je... J'ai besoin de vos capacités de soigneur pour une mission. Un peu partout dans le Rukongai sévit une organisation. Nous n'avons pas vraiment de nom à mettre dessus, mais elle touche à un peu tout ce que nous n'apprécions pas trop : drogues, proxénétismes, enlèvements, extorsion, etc... Le phénomène a prit de l'ampleur ces derniers temps, au point que plus de moyens vont devoir être mit en œuvre pour lutter contre. D'autant plus qu'il y a eu des blessés durant les derniers agissements de ces hors-la-lois, »


A nouveau, Natsuki s'arrêta, à la recherche de ses mots. Il se redressa sur son siège, les mains sur les accoudoirs. Il ne savait pas s'il devait révéler ou non sa réelle motivation dans cette histoire. Se mêler autant de la vie de Rukongai et de ce qui s'y passe cachait forcément quelque chose. Il allait peut-être impliquer Kanon dans une intrigue qui dépassait leur fonction à tous les deux. Oui, il devait lui dire toute la vérité, car il devait avoir autant la confiance du Troisième Siège qu'il lui accordait la sienne. Sur le même ton sérieux, il poursuivit :

«  Ma famille a été attaquée par eux hier, entre autre. Mon frère s'est retrouvé avec un bras cassé, ma mère dans un état déplorable, et ma sœur enlevée, en plus de leur boutique saccagée. Il ne s'agit pas là d'une croisade vengeresse ou de couper la tête de l'hydre. Mais je dois leur venir en aide. Cela ne concerne pas les Shinigami, c'est pourquoi ce ne sera pas une mission officielle : j'irai en tant que civil. Si j'ai fait appel à vous aujourd'hui, c'est parce je veux impliquer le moins de personne possible, dans quelque chose qui ne les concerne pas directement. Vous êtes un soigneur talentueux, et un bon combattant à mains nues. J'aurai besoin de votre aide dans un premier temps pour leur venir en aide sur le plan médical. Ensuite, si vous acceptez de continuer avec moi, nous devrons retrouver ma sœur, au mieux, sur le Rukongai, ou dans de moins bonnes circonstances, dans une de leurs petites planques. Je le répète, il ne s'agit pas là de vengeance ou de s'attaquer à un leader. Je dois aider ma famille. Pas de Shinigami, juste des Hommes. Votre salaire se fera sur mes fonds personnels. Je ne vous poserai donc que deux questions : pensez-vous parvenir à aider les miens sans les aptitudes de votre Zanpakto, qui restera comme le mien ici, et acceptez-vous de m'aider dans cette opération ? »

Son regard laissait transparaitre une seule chose : il ne s'agissait pas là d'une plaisanterie.

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MessageSujet: Re: D'ombre et de lumière -- Partie 1   Mar 22 Mai - 19:45


Son invitation à entrée me surpris, ou devrais-je dire sa voix. Cette dernière était beaucoup plus juvénile que je ne l'avais cru, je m'imaginais un homme mûr à la voix rauque, criblé de cicatrice, or mes oreilles me décrivaient un tout autre vice-capitaine. Face à cette surprenante découverte, ma curiosité s'affola, je ne pouvais lui résister, j'ouvris la porte.

Devant moi, se tenait un bureau désordonné, où jonchaient des cadavres de feuilles, cette vision me rassura : je culpabilisais bien moins d'avoir laissé mon bureau dans un état semblable. De plus, mon ouïe ne m'avait pas trompé, le visage de Kurodo-san, accompagné de ces cheveux ternes, me donna l'impression qu'il n'était âgé que d'une centaine d'années. Et pourtant, dans ces yeux, je pus lire une maturité qu'un laps de temps aussi court ne pouvait façonner.

Tandis qu'il me dévisageait, j’essayais de deviner les capacités de son zanpakuto. Lui permettait-il de manier la fureur des flammes ou le tranchant de la brise ? Ceci restait un mystère. J'aimerais voir le vice-capitaine en œuvre, observer sa technique, trouver une parade et ainsi m'assurer que je ne sois jamais démuni face à lui, même si un combat devait avoir lieu entre nous.

Puis, je fus frappé par la froideur de son visage, presque tétanisé. Aucune expression ne semblait naître sur sa peau, comme si ces dernières avaient été exterminés, à cette seule pensée je tressaillis. Mais je me repris, ce n'était pas le moment pour montrer ne serait-ce qu'un signe de faiblesse. Alors essayant au possible de le mimer, j’effaçais mon sourire naturel pour laisser place à un visage abandonné par tous sentiments. Tandis que je me contraignais à paraître sérieux, je remarquai qu'il m'invitait à m’asseoir. Ce que je fis sans discuter, ne préférant pas lui laisser l'occasion d'entendre ma voix, où mon excitation aurait transparu.

Ainsi, il ne cherchait qu'un médecin, tout ceci pour mes simples dons en guérison, n'était-ce pas trop ? Cela devait cacher quelques choses. Et cette organisation, serait elle responsable de nos problèmes d'approvisionnement. Si elle avait décidé de faire pression sur les commerçants pour qu'ils cessent toutes transactions avec nous, alors tout s'expliquerait. Les réponses qui se font tardées, le mutisme sur les raisons du refus de nous délivrer nos commandes, tout ceci serait dû à cette organisation. Si tel est le cas, leur but serait alors d'affaiblir les 13 divisions, de réduire nos forces pour tenter une prise de pouvoir. J’espérais que je me trompais, car une telle manigance se révélerait être d'une efficacité assurée.
Il me fallait des informations, peut-être que Kurodo-san en savait plus sur elle. Je devais me renseigner.

Tient, il s'était tût, peut-être était-il temps que je lui fasse part de mes questions. Alors que j'allais prendre la parole, il repris le cours de son monologue.

Ainsi, c'était une histoire de famille. Je comprenais mieux son empressement et son sérieux. Bien en vue de ces informations, les soins ne devraient pas nécessiter l'utilisation de Tsuki no Hahen, je pourrais donc m'en passer. Ces motivations étaient nobles, peu d'être serait capable de se distancer à un tel niveau de ses émotions pour ne pas désirer vengeance. Je l'aiderai. De plus, si je peux gagner de l'argent tout en résolvant les problèmes actuels de la Quatrième division, tout ne serait que bénéfice.

Je pris le temps de répondre, laissant un silence pesant s'installer. Je me devais d'oublier mon engouement naturel et d'adopter un ton posé, voire grave en vue de la situation. Après avoir poussé un soupire, je me décidait enfin à lui répondre.

« Kurodo-san sachez que je participerai à cette mission. Qu'elle soit officielle ou officieuse, peu m'importe. Si la médecine m'a choisi, car oui ce n'est pas moi mais bien elle qui m'a choisi, c'est que dès lors qu'un être souffre, je serai là pour le soulager. Alors je partagerai mes dons médicinaux avec vous sans aucune hésitation.
Cependant, si vous voulez que je sois efficace, il me faudra plus d'informations sur ces criminels. Si ce n'est des faits réels, des chiffres, des descriptions, alors je me contenterai d'une vague idée. Ainsi, je pourrai user de mes capacités à leur paroxysme. Car vous savez autant que moi, qu'affronter l'inconnu n'est pas plus fructueux qu'essayer de trancher le vide.
Aussi, tandis que je me rendrai au plus vite chez les blessés, pour éviter toute infection voire contamination, car dans de tels secteurs les épidémies peuvent facilement se développer, il faudrait que vous rassembliez toutes informations qui nous seront utiles. »

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MessageSujet: Re: D'ombre et de lumière -- Partie 1   Mer 23 Mai - 21:21

Un sourire franc apparut sur le visage du Vice-Capitaine, qui complétait son regard emplit de gratitude. Hiakai avait accepté de l'aider sans hésiter, et semblait même avoir trouvé son propre intérêt, ce qu'il l'assurait qu'il resterai avec lui jusqu'à la fin.

« Merci » annonça sincèrement Natsuki en tendant sa main vers son nouveau coéquipier, afin de sceller leur partenariat.

C'était un soulagement pour lui. Il était maintenant sûr qu'il pouvait, avec l'aide de Kanon, venir en aide à sa famille et retrouver sa soeur. Agir sur la cause ne l'avançait à pas grand chose, s'il ne pouvait réparer les conséquences.

Reprenant de son sérieux, il fournit au Troisième Siège le plus d'informations possible, selon sa demande, mais le tout était relativement maigre.

« Comme je l'ai dit, nous n'avons pas beaucoup d'informations. Tout ce que nous avons, est ce qui se trouve ici, sur mon bureau. Je sais qu'il s'agit de groupuscules que je suppose agir pour une organisation plus grande, c'est ce qui rend la piste difficile à remonter. Il y a en a un peu partout dans chaque quartier du Rukongai. J'imagine donc que nous sommes en droit de nous attendre à un très gros requin derrière tous ces petits poissons. Mais ce n'est pas la pêche du prédateur qui nous intéresse dans la situation présente, même si les informations que nous récolterons éventuellement sur le terrain pourrons toujours servir ultérieurement. »

D'un geste de la main, Natsuki referma quelques dossiers, pour en dégager un qu'il plaça face à Hiakai.

« Ici, c'est la chronologie des incidents relevés dans le trentième quartier. Comme tu le vois, on ne recense qu'une dizaine d'incidents à l'année depuis toujours. Les exhortions, disparitions sans laisser de trace et autres réseaux douteux ont toujours fait partie du quotidien du Rukongai. Maintenant, observe à partir de là » désigna-t-il en tournant une page. « Tout n'est pas transcrit ici, mais tu peux constater qu'il y a une sacré hausse de la criminalité. Nous retrouvons au mois ce que nous avions à l'année avant. J'ignore encore pourquoi ils sont de plus en plus actifs, mais cela ne présage rien de bon. La situation devient de plus en plus difficile à gérer. Et nous ne pouvons pas non plus toujours envoyer un commando en station dans chaque quartier. »

Natsuki se poussa en arrière de ses deux bras, reculant ainsi son siège, avant de se lever.


« C'est là tout ce que nous avons. Le reste, c'est là-bas que nous le trouverons. »

Son regard croisa celui de Kanon, qui se fit presque inquisiteur.

« Tu sembles très intéressé par tout ça. J'ignore si c'est uniquement pour mener au mieux possible cette mission, mais cela ne me regarde pas. Ta collaboration et ta confiance dans les événements à suivre me suffisent. Je partagerai avec toi tout ce que je pourrai apprendre là bas, pendant que tu t'occuperas des miens. »

Le Vice-Capitaine passa à côté de son Zanpakto, posé en appuis contre son bureau, et saisit son chapeau, qu'il enfila, complétant ainsi sa tenue civile. Sa tunique et veston à manches courtes révélaient entièrement ses bras marqués par les tatouages, que la forme de ses muscles secs ondulaient. Une ceinture d'un violet pâle séparait son haut de son pantalon aux jambes assez larges. Le tout était terminé par des chaussures dont les rebords étaient chacun cerclés par un colliers de plaques de bois similaire à ceux de ses poignets et de sa taille. Son partenaire, Kanon, n'avait pas ce soucis : il ne portait pas habituellement l'uniforme des Shinigami, apparemment.

« Si tu as d'autres questions ou des suggestions, nous verrons ça en chemin. » annonça-t-il en marchant vers la porte, laissant son arme derrière lui.

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MessageSujet: Re: D'ombre et de lumière -- Partie 1   Dim 27 Mai - 9:31


Un sourire... Kurodo-san souriait... C'était la première fois que je voyais une émotion transparaître sur son visage tatoué. Ce sourire me rassura, le vice capitaine n'appartenait donc pas à ces shinigamis qui, quand ils ont acquis de haute fonction, font le deuil de toute expression, devenant des êtres dénué de tout sentiment. Ces êtres, je ne peux les supporter, renier ses émotions, ceci est un affront fait à la vie. Car ressentir, que ce soit douleur ou joie, est un présent fabuleux fait à l'homme. Jamais, je ne bannirai la souffrance de ma vie, elle est bien trop précieuse. Sans elle, la vie serait fade et n'aurait aucun intérêt.

Me stoppant dans ma réflexion, Kurodo-san me remercia et me tendit la main. Ainsi l'accord avait été scellé par une poignée de main quelque peu vigoureuse mais chaleureuse. Grâce à celle-ci, je compris que notre partenariat allait perdurer, même après cette mission officieuse.

Le vice capitaine me rapporta ces maigres informations. Ainsi, nous nous retrouverions face à un réseau organisé. Ces groupements, qui sembleraient être isolés au premier abord, travailleraient unilatéralement, sous la coupe d'une même personne. Ils auraient infesté le Rukongai, diffusant un chaos mineur au départ, mais qui allait sûrement s'intensifier. Mais le vice capitaine avait raison, nous devions nous concentrer sur les victimes de ces groupuscules.

Je crus, tout d'abord, que Kurodo-san rangeait son bureau. Peut-être s'était-il rendu compte du désordre qui régnait ici et qu'il en avait eu honte. Mais ce ne fut qu'une illusion, il voulait juste dégager un dossier à la couverture marron. En son sein, tous les crimes du trentième quartier du Rukongai y étaient recensés. Les statistiques parlaient d'eux-même, la criminalité connaissait un essor considérable dans la région. Pourtant, nous restions là, à observer cette situation. Je comprenais que nous ne pouvions intervenir partout, mais je ne supportais pas cette impuissance. Une flamme intense me dévorait, je désirais plus que tous, résoudre ces conflits, assurer à ces âmes la prospérité, la sérénité qui les revenait, mais mon grade m'en empêcher. Ceci me révoltait. Un frisson de rage me parcourut, mais il fut vite étouffé. Je ne pouvais pas « le » libérer, pas ici, pas devant le vice capitaine.

D'ailleurs, ce dernier ne tarda pas à se lever. Il avait vu mon intérêt. Je fus rassuré de savoir qu'il ne me demandait pas d'explication à propos de cet engouement. Confiance... Ainsi cet accord m'engageait plus que je ne le croyais. Si j'avais réellement confiance en lui, je n’hésiterais pas à lui confier les problèmes frappant ma division, mais ce n'était pas le cas. Je ne pouvais me résoudre à vouer une confiance aveugle en lui. Cependant, je sentais que cette méfiance n'avait pas raison d'être. Peut-être qu'avec le temps allait-elle s'envoler.

Après avoir vêtu son uniforme, et avoir déposé son zanpakuto, le vice capitaine se dirigeait vers la sortie. J'allais le suivre quand je me souvins de quelques détails. Tout d'abord, je devais laisser mon Wakizashi dans ce bureau, mais où. Sur ce siège, cela suffira. Défaisant l'attache qui retenait le fourreau dans mon dos, je me libérais de Tsuki no Hahen. Après cela, je devais me changer. Je ne pouvais garder cette chemise blanche, elle risquerait de m'entraver lors de mes soins. Une dizaine de shumpo plus tard, et je me retrouvais dans le bureau du vice capitaine avec une chemise noire. Cette dernière me collait au corps, me laissant une liberté de mouvement plus accrue.

« Je n'ai rien d'autre à ajouter. Nous devons nous presser, sinon les victimes pourraient souffrir de graves séquelles. »

Voilà ce que je lui avais répondu. Dès à présent, le temps pressait. D'un pas déterminé, je suivais mon supérieur.
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MessageSujet: Re: D'ombre et de lumière -- Partie 1   Dim 27 Mai - 15:58

Délesté de ses habituels vêtements de Keigun, le Vice-Capitaine quitta le Goteï 13 par la Porte Sud sans que quiconque ne pose de regard sur lui. En effet, lorsqu'il sortait ainsi généralement, c'est qu'il avait une quelconque affaire à traiter dans les quartiers environnements. Aujourd'hui encore, c'était vrai. L'affaire en question n'avait rien à voir avec le travail, mais elle était loin d'être anodine. La matinée n'était qu'à peine entamée lorsque les deux hommes pénétrèrent dans le premier quartier, aussi leur rythme de marche soutenue leur permis d'arriver dans le trentième arrondissement au milieu de l'après-midi.

Natsuki avait été plutôt silencieux durant le trajet. Le regard droit devant lui, il avançait d'un pas décidé, concentré sur toutes les possibilités d'actions qui s'offraient à lui pour remonter la piste des petites frappes qui avaient agressé sa famille et enlevé sa sœur. Ses mèches de cheveux libres de toute attache flottaient doucement au gré des vents et de sa marche, de même que les pans de tissu blanc cousu de part et d'autre de son couvre-chef. C'était d'ailleurs là les seuls mouvements que l'on pouvait apercevoir sur son visage. Ses yeux comme ses lèvres s'étaient à nouveau figés dans un masque inexpressif, propre à lui-même durant les missions. Sauf que celle-ci n'avait pas encore commencée. Mais il était difficile de lui en faire le reproche : la lettre de ce matin ne prêtait pas au sourire. Bien sûr, lorsqu'il s'adressait à Hiakai, son visage se faisait plus doux, du moins, pour le moment : les choses sérieuses n'avaient pas encore commencées.

Arrivé dans le vingt-neuvième district avec son partenaire, Natsuki se fit beaucoup plus attentif à son environnement. Ses yeux et ses oreilles étaient partout, à la recherche de tout indice éventuel. Il était certain que ceux qui avaient fait le coup n'étaient éloignés de plus d'un quartier du lieu du crime. Une sorte d'intuition. Dissimulé sous son chapeau, ses indiscrétions passèrent inaperçu. Il écoutait les conversations par bribes ici et là, repérait des boutiques en tout genre, propre attirer ceux en proie au désire de dépenser un magot fraichement acquis. Partant de rien, tout devait être enregistrer dans son esprit pour pouvoir trouver une piste, ou en relier deux entre elles.

Seules ses années d'entrainements au sein de la Deuxième Division contribuèrent à laisser ses constantes stables au fur et à mesure qu'il se rapprochait de son premier foyer. D'autres, par appréhension de ce qu'ils allaient y découvrir, auraient pu avoir un cœur battant à s'en rompre le torse, ou une peau poisseuse de sueurs froides. Mais même s'il ne l'exprimait pas, l'ancien habitant du Rukongai redoutait plus que tout le constat du désastre qui s'était abattu sur les siens. Malgré tout, il ne se figea même pas lorsqu'il aperçut de loin le magasin de sa famille dévasté. Les murs étaient par endroit enfoncés à la masse, d'autres couvert d'immondices. L'étage n'avaient non plus pas été épargné, là où il vivait le soir, après la fermeture.

D'un signe de la tête, il indiqua discrètement la boutique à Kanon, et alors qu'ils allaient dépasser l'entrée avec le panneau affichant '' fermer '', après avoir vérifié d'un regard que personne ne les observait avec attention, Natsuki pivota vers la porte, suivit du Troisième Siège. L'intérieur était en pire état. La plupart des rayons avaient été renversées ou fracassées, étalant sur le sol toutes les denrées qu'elles contenaient. Plusieurs parties du sol semblaient avoir été aussi martelées, à croire que ceux qui avaient agit y ont vraiment prit leur pied.

Il voulu appeler pour annoncer qu'il était arrivé, mais une petite tête pourvu de cheveux emmêlés noir jais se hissa de derrière un bac encore intact le coupa dans son élan.


« Jun ! » souffla le jeune homme en reconnaissant sa petite sœur, qui observait les deux arrivants avec une certaine crainte.

Lorsqu'elle réalisa qu'il s'agissait de Natsuki, la petite fille, âgée d'environ huit ans pour un humain, couru vers lui, et se jeta dans ses bras. Un genou à terre, il l'enserra contre lui alors qu'elle commença à sangloter dans ses vêtements. Passant une main dans ses cheveux qu'il caressa de haut en bas, il fit son possible pour la rassurer.


«  Calme-toi Jun, je suis là. » lui murmura-t-il d'une voix pleine de douceur. «  Regarde-moi. »

Prenant le visage de sa sœur entre ses mains, Natsuki la recula légèrement, afin de pouvoir la regarder dans son ensemble. Les yeux humides et le nez prit, elle tentait à grande peine de retenir ses pleures, encore sous le traumatisme de l'attaque de la veille. Une légère plaie, pas encore tout à fait refermée, laissait s'échapper un mince filet de sang. Usant de ses connaissances de base dans le domaine des kidô curatifs, le Vice-Capitaine fit disparaître l'égratignure. Il n'était pas capable de mieux à vrai dire, le kido n'étant pas le domaine dont il avait le plus d'utilité dans son quotidien, et donc, pas le domaine qu'il développait le plus.

« Ne t'inquiète pas Jun, je suis là maintenant, tout va s'arranger. Je suis venue avec un ami, c'est un docteur, il va s'occuper de maman et notre frère. »

Jun acquiesça, et dans un reniflement, elle plongea sa petite main dans celle de Natsuki, prête à l'accompagner à l'étage. Kurodo se releva, et tourna son visage soucieux vers Kanon.

« Veux-tu bien nous accompagner, Hiakai ? Ma famille est à l'étage. »

Puis il souleva Jun dans ses bras, de sortes qu'elle n'ait plus à marcher dans ce capharnaüm. Au moment où il passa à côté de la cachette de sa sœur, il s'aperçut que la place était légèrement en ordre, par rapport au reste. Impuissante face aux événements, elle voulait sans doute se rendre utile à sa façon en mettant un peu d'ordre dans ce chaos.

L'étage aussi, tout comme vu à l'extérieur, avait fait les frais de la rixe. Natsuki se dit qu'il restera ici quelques temps, quand il aura réglé cette histoire, afin d'aider à rebâtir son foyer. Il repéra sa mère et son frère dans le salon. Elle était allongée sur un futon, couvertes de bandages ensanglantés et ecchymoses, tandis que Furuichi veillait sur elle, en changeant la serviette humide posée sur le front. Son bras cassé, comme annoncé dans la lettre, était maintenu en place par une attelle. Quant à sa mère, elle ne s'était toujours réveillée depuis hier.


« Natsuki... » appela Furuichi quand il l'aperçu.

Sa voix était faible, et ses yeux cernés. La douleur devait le tirailler, malgré le passage probable d'un médecin de proximité.


« Oui. Je suis venu aussi vite que j'ai pu après avoir reçu ta lettre. Un ami est venu avec moi. Il soignera ton bras après s'être occupé de maman. En attendant, j'aimerai discuter avec toi, j'ai besoin d'en apprendre plus sur ce qu'il s'est passé. »

Reposant Jun au sol, il lui sourit :

«  Je vais discuter un peu avec notre frère. J'aimerai que tu restes ici à veiller sur maman avec Hiakai. S'il a besoin de quoi que ce soit, aide-le, d'accord ? »

Obtenant un sourire un guise de réponse, il le lui rendit, puis se releva, et fit face à Kanon.

«  Je me doute que ce qu'il va se dire t'intéresse aussi. Mais il va s'agir là uniquement du début de la piste. Je ne pense pas que ce sont quelques malfrats qui t'intéresse. Je te l'ai promit, je partagerai avec toi tout ce que j'apprendrai d'ici ce soir. D'ici là, je t'en prie, fais de ton mieux de ton côté, je compte sur toi. » lui confia Natsuki en posant amicalement sa main son l'épaule, avant de rejoindre son frère dans une pièce à part.

Il était claire que sa famille comptait énormément pour lui. Le doute n'était plus permit désormais, même pour les plus septiques.

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MessageSujet: Re: D'ombre et de lumière -- Partie 1   Lun 28 Mai - 20:13


Ce fut la première fois que je me retrouvais devant la porte méridionale, je quittais rarement mes quartiers depuis que j'avais intégré la quatrième division, quelques fois je me rendais à l'infirmerie, d'autres fois mes visites n'avaient pour but que les quartiers des autres divisions, cependant jamais je n'eus la chance de visiter le Rukongai depuis que j'étais shinigami. Même lorsque je faisais partie du troisième escadron de l'Onmitsukido, j'étais restreint au nid de vers et à mes appartements. Et me voilà, face à cette porte herculéenne. Devant un tel édifice, je n'étais rien. Ma petitesse fut alors accentuée. Ce contraste me fit réaliser que si je voulais changer la Soul Society, seul, je n'avais aucune chance, car que pouvais faire une fourmi telle que moi. Je devrai m'entourer d'être partageant mes idéaux. C'est ma seule chance. Cette résolution me renforça l'espoir que cette porte avait ébranlé. De plus, la vision qui m'attendait derrière ce mur, me réjouit. L'aube naissante, où l'orange se mêlait au vermillon, m'apparaissait comme le symbole de mon désir ardent, celui d'instaurer justice, égalité, prospérité au sein de la Soul Society.
Mais après avoir été éblouis par tant de beauté, une réalité toute autre se révéla à moi.

Tout au long de notre trajet, un silence pesant s'était installé. Mais ce dernier fût une chance pour moi. Grâce à lui, je pus goûter à l'horreur de ces lieux. Au fur et à mesure que l'ont traversé le Rukongai, la misère se faisait de plus en plus grande. Je vis bon nombre de malade, certains ne présentaient que des symptômes bénins, imperceptibles pour des non initiés, mais d'autres étaient porteur de virus, de potentielles épidémies futures, voire pour certains des condamnations irrévocables. Et ce spectacle me révolta, fit monter en moi un frisson de rage, je ne voulais qu'une seule chose les aider. Mais ma fonction m'en empêchait. Mais je ne voulais pas dévier le regard, je ne nierai pas la réalité, je devais faire face. J'en avais oublié ma mission, je ne faisais que suivre un homme, ne lui faisant plus attention, me contentant d'observer la vie de ces âmes oubliées par le Gotei 13.

Puis nous arrivâment dans la demeure des proches du vice capitaine. Cette structure avait souffert de nombreuses dégradations, à présent elle ressemblait à un taudis. Une inscription jonchait au sol, il s'agissait d'un nom, celui d'une boutique. Mais ce nom, il me disait quelque chose, ne serait-ce pas l'un de ces établissements qui nous approvisionnait. Alors serait-ce le sort qui était réservé aux établissements qui osaient nous aider. Était-ce une coïncidence ou bien... Je devais me renseigner, mais ceci attendra, des êtres étaient blessés.
Quand nous rentrâmes, je ne pus contenir ma surprise. Un chaos régnait en maître. Des étales s'étaient vues renversé, des biens brisés, écrasés tandis que le sol était parsemé d'impact.

Voici donc la petite sœur de Kurodo-san, en les voyant aussi proche, je compris que mon supérieur éprouvait une réelle affection pour cette enfant. Pourtant, je remarquai tout de suite que la prendre dans ces bras comportait des risques. Même si ces yeux humides et son écoulement nasal pouvaient être expliqués par ses pleurs, l'infection n'est pas une possibilité que l'on peut éliminer aussi facilement. D'ailleurs la plaie sur son avant-bras est une voie très apprécier des bactéries et autres éléments indésirables. Il me faudra l’ausculter. Ainsi, le vice capitaine savait suturer les plaies, j'imaginais qu'il s'agissait là de ces seules connaissances médicales.

Ami, c'était ainsi que le vice capitaine m'avait appelé. Pensait-il vraiment à une possible amitié ou bien avait il trouvé cette excuse pour expliquer facilement ma présence. Peu importe, je n'ai pas le temps de rester là, à réfléchir sur la symbolique des mots.
Face à cette petite fille, je ne pus garder mon sérieux. Même si je me l'étais imposer en vue de la gravité de la situation, cette petite fille devait être rassuré, et donc il me fallait prendre un ton beaucoup plus doux, en réalité il laissait place à ma générosité naturelle.

« Jun-chan, voilà des bonbons que j'ai commandés, ils t'aideront à guérir.»

En réalité, ils n'avaient aucune capacité curative, cependant le sucre, lui, à des propriétés fabuleuses chez les enfants. En effet, il leur permet d'oublier leurs soucis.
Après avoir donné une dizaine de sucette aux goûts divers, je suivais le frère et sa sœur à l'étage.
Quand je vis la femme et le jeune homme, je compris qu'ils avaient fait appel à un médecin itinérant. L'attelle et les bandages étaient d'un archaïsme tel qu'ils ne faisaient qu’aggraver les symptômes. Cependant, laisser de telles blessures sans aucun soin aurait été pire.
Bien alors en vue de la situation, je m'occuperais de la mère, de fils puis de la fille.
Je ne faisais pas attention aux conversations qui avaient lieu autour de moi, je préférais observer la femme, son état était critique. Une opération pourrait être requise.
Soudain, Kurodo-san me sortit de ma réflexion. Il allait parler avec son frère. Ainsi, il me privait de mon patient. Qu'importe, le cas de sa mère devrait me prendre suffisamment de temps pour permettre à ces deux-là de parler.

« Bien, si vous quittez ce salon, vous ne devrez pas revenir tant que je ne vous l'aurai pas demander. Quant aux informations, elles attendront. Tu me les rapportera quand mes trois patients seront guéris. »

A présent, je pouvais commencer.
Avec l'aide de la petite Jun, nous déblayâmes le salon rapidement. Maintenant que la zone était dégagée, je devais m’assurer que Jun et sa mère soient en lieu sûr. Grâce aux kido, je donnai l'illusion que des pétales violets tombaient du ciel, cette vision plongea les deux demoiselles dans un coma profond. Après cela, je les plaçai dans deux barrières séparées, puis en créant deux sphères particulières je stérilisai l'intérieur de ces deux emplacements. Cette technique m'a été enseigné lors d'une de mes visites de l'infirmerie. Ces sphères produisent un rayonnement qui détruit toutes particules néfastes pour l'homme. Maintenant qu'elles étaient à l'abri, je devais m'attelais à les soigner.
La mère, en premier lieu, son rythme cardiaque était élevé, la fièvre avait élu domicile en elle, tout ceci combinait avec son teint pâle me laissais penser à un poison. Espérant que ces organes étaient intacts, je fis une nouvelle fois appelle aux kido. Cette fois-ci, ils me permettaient grâce à des flux de réaitsu d'avoir une vision parfaite de ses organes, de ces vaisseaux sanguins, de ses cellules. Le constat fut clair, deux côtes brisées, une hémorragie interne se situant prés de l'estomac et de multiples plaies ouvertes sans réelle gravité. Le temps pressé. Déroulant de mes poches deux rouleaux, je commençais à rédigeais sur chacun d'eux, avec son sang, tous les soins que je devais lui pratiquer. Puis, alors qu'ils étaient encore entrain de s’élever vers le plafond, je lui enlevais ses bandages devenus pourpres, j'appliquais sur chaque partie de son corps entaillé des kido curatifs. Ma rapidité d’exécution me permit de finir cette phase avant même que les rouleaux touchent le sol. Ces côtes devaient être guéries, appliquant mes deux paumes sur son nombril, tout en appuyant avec vigueur, je diffusai un halo vert dont les propriétés me permettaient de réparer les séquelles d'une probable chute. Après deux minutes intenses, il ne restait plus que son estomac. Ma première impression était bonne, la chirurgie était bien requise. C'est alors que sur mon index, une légère lueur émeraude apparut. Ce scalpel artificiel me permit d'inciser sa chair, puis de régénérer les cellules de l'estomac que le poison avait souillée et détruite. Puis, refermant la peau, je laissai cette femme dans un état tel qu'aucune de mes interventions n'était visible, elle était dénuée de toutes blessures, de toutes cicatrices.

Même si m'occuper d'un tel cas m’essoufflait, il me restait à constater de l'état de sa fille.
Avec un visage si paisible, il était difficile à croire que Jun souffrait elle aussi du même poison. Bien sûr, les quantités étaient moindres, ce qui permettait à la jeune fille de se déplacer. Cependant, je devais soigner l'enfant de ce mal. Et pour ce faire, il me suffisait d'avoir recours non pas à un antidote, mais à pratique quelque peu étrange. En effet, plaçant mes mains à une dizaine de centimètres du corps de la jeune fille, je libérai un flux bleuté, celui-ci pénétra son épiderme, des convulsions prirent ce petit corps d'assaut, puis le calme revint. Je venais de lui inoculer une quantité importante de réaitsu dans ses cellules infestées, les faisant ainsi imploser. Elle était hors de danger.

Je venais d'utiliser bon nombre d’énergie spirituelle, il me fallait récupérer. Et pour cela, un thé serait le bienvenu. C'est pourquoi, je me dirigeai vers la cuisine, attendant le retour du vice capitaine et de son frère.
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MessageSujet: Re: D'ombre et de lumière -- Partie 1   Jeu 31 Mai - 16:25

Je viens de réaliser que j'aurai déjà dû faire un lien lors de ma réponse précédente, maintenant que nous sommes dans le Rukongai. Je le fais donc maintenant, un peu en retard, navré ^^".

Partie 2 ici : http://bleach-other-world.1fr1.net/t222-d-ombre-et-de-lumiere-partie-2#1694

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MessageSujet: Re: D'ombre et de lumière -- Partie 1   

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D'ombre et de lumière -- Partie 1

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