D'ombre et de lumière -- Partie 2
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 D'ombre et de lumière -- Partie 2

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Natsuki Kurodo:: Staff | Ni Ban Taï Fukutaisho ::
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MessageSujet: D'ombre et de lumière -- Partie 2   Jeu 31 Mai - 16:23

Partie 1 ici : http://bleach-other-world.1fr1.net/t217-d-ombre-et-de-lumiere

Comme à son habitude, le quartier était animé. Sous un soleil de plomb, la foule vaquait ici et là. Composée d'une multitude d'individus uniques, et pourtant, elle n'a qu'un seul visage lorsqu'elle se met en marche, l'anonymat étant de mise. Elle possède une force insoupçonnée, souvent ignorée d'elle-même. Si elle en avait conscience, la situation serait-elle la même ? Natsuki doutait que tous les actes de vandalisme n'aient eu lieu sous couvert, et malgré cela, la foule restait passives des événements. D'un autre côté, c'était une chance pour lui : glaner des informations auprès de témoins lui sera plus simplement. Il se déplaçait donc ainsi, anonyme, au milieu d'elle.

Pour le moment, il n'avait pas grand chose. Son frère avait parlé de cinq personnes, toutes masquées, forcément... Son seul indice était le rire strident de l'un d'entre eux, qui avait eu visiblement le tic de prendre beaucoup de décisions à l'aide d'une pièce. «  Pile, je te casse un bras, face une jambe. ». Le Vice-Capitaine, lui, n'aura pas besoin d'une pièce pour décider de ce qu'il lui fera, s'il le trouve – et il le trouvera. Ne pouvant en apprendre plus, il avait glissé un œil par l'ouverture de la porte, pour y trouver Hiakai en plein travail. Ce dernier faisait preuve d'une dextérité et d'une efficacité exemplaire, totalement concentré sur sa tâche, rien n'étant susceptible de le distraire. Natsuki lui ressemblait beaucoup, et pourtant, tout les séparait : lui était un assassin, alors que Kanon avait un rôle de soigneur. Voyant que sa famille était entre de bonnes mains, il passa par la fenêtre donnant sur la ruelle, préférant ne pas attendre qu'Hiakai l'autorise à sortir pour commencer son enquête : le temps était compté pour sa sœur.

Il parcourait maintenant le trentième district, dissimulé parmi ses semblables, en direction du quartier suivant. Les questions posées ici semblaient déranger, aussi il n'insistait pas auprès des témoins possible, mieux ne valait pas encore attirer l'attention sur lui pour le moment. Tout ce qu'il avait pu obtenir était que les responsables du casse du magasin s'étaient enfuit dans la direction qu'il prenait actuellement. C'était vague, mais faute de mieux... Un attroupement non loin sur son chemin focalisa son attention devant lui. Beaucoup de bruit en provenait, des éclats de voix, des cris de douleur, et surtout, un rire, que ses oreilles captèrent immédiatement. Dame Chance était-elle de son côté aujourd'hui ? Slaloment avec souplesse entre les badauds qui encombraient toute la rue, il arriva à la limite du cercle interne. Au milieu, un civil recevait une correction de deux hommes armés. Le premier était chauve, et l'autre bariolé d'un accoutrement riche en couleurs, plutôt exotique, le tout sentant encore le neuf – et beaucoup trop luxueux pour eux. Natsuki, impassible, observa la scène sans agir. La victime, rouée de coups, n'essayait même plus de se relever, et se contentait de faire le dos rond, en attendant la fin de l'orage. Ses deux agresseurs mettaient du cœur à l'ouvrage, leur rire ne trompant pas. Ils s'arrêtaient par moment, pour rappeler à leurs spectateurs qui étaient les rois ici, et vers qui le respect devait aller. Natsuki attendit encore, silencieux. Il n'attendait qu'une seule chose, de pouvoir confirmer qu'il s'agissait bien de sa cible. Mais si sa preuve se faisait encore désirer, l'homme risquait de décéder de ses blessures, à ce rythme là. Il songea finalement à intervenir après quelques instants, jugeant la vie de cet homme bien plus importante que ses objectifs, quand le chauve ricana en sortant son objet fétiche de sa poche. Enfin. Alors que la pièce s'éleva dans le ciel, Natsuki concentra son reiatsu dans ses jambes. LA suite ne dura qu'un instant.

Il traversa instantanément la distance qui le séparait du bariolé, contre lequel son coude s'abattit violemment sur la trachée. Il n'avait même pas encore commencé à s'écraser au sol, inconscient, que le Vice-Capitaine avait déjà fait face au chauve d'un pas de placement. Il l'attrapa d'une main sur l'épaule opposée pour le pencher en avant, et rouler par-dessus lui, dos à dos. Il utilisa la force de la rotation pour le projeter en l'air, bien au-delà de l'attroupement, et disparaître de la vue de tous d'un shunpo. Le tout n'avait pas prit plus de deux secondes. Son saut l'amena au contact de son adversaire, qui paraissait être pourvus d'ailes, à en juger son envol. Il l'attrapa par le visage d'un bras, alors que l'autre enfonça une petite aiguille au travers de sa gorge, le réduisant ainsi dans le silence du coma. Un peu plus bas, une pièce s'échoua sur le sol, son propriétaire n'était plus en mesure de la rattraper. Bien au-delà de la foule, dans le ciel, il s'éloigna sans être vue, son paquet sur le dos.

Deux gifles bien sentit firent émerger le chauve de sa léthargie. Son crâne lui faisait atrocement mal, de même que son corps lui semblait fébrile, dépourvus de force. Un bâillon serré à sang lui déchirait les commissures des lèvres, tout comme il l'empêchait de parler, grogner tout au mieux. Pieds et poings liés par un kido, il resta assit, adossé contre un arbre. Très vite, il commença à s'agiter, la colère prenant le dessus. Natsuki calma bien vite ce brasier en le soulevant par le col d'une main, pour abattre l'autre, poing fermé, dans sa mâchoire, avant de le relâcher.


« Ne hurle pas. » expliqua Natsuki d'un ton très froid. « Tu es dans une forêt ici, personne ne t'entendra crier. Tu contribueras juste à m'énerver davantage. Si tu as comprit, je vais maintenant t'expliquer les règles. Je vais te poser des questions, et tu vas y répondre. Si tu coopères, tu seras capable de repartir d'ici en marchant. Je pense que tu es assez intelligent pour qu'il ne soit pas nécessaire d'envisager un refus. »

Sur ces mots, l'assassin lui arracha le bâillon, ce qui provoqua un bref cri de douleur, pour laisser place à une tempête d'insultes et de jurons. Un nouveau poing y mit rapidement fin. Nastuki s'accroupit pour faire bien face à son interlocuteur.

« Bien. Je veux juste savoir qui vous a payé pour vous en prendre à ce magasin hier, et ce que vous avez fait de la fille que vous avez enlevé. »

Devant le regard insolent et le silence du chauve, il soupira, et posa une dizaine d'aiguilles de la taille d'une main sur la souche tout près de lui. L'acuponcture est un art ancien, possédant de nombreuses vertus médicinale, pour ceux ayant une connaissance du corps très pointue. Hiakai devait sûrement s'y connaître. Tout comme lui, Natsuki avait cette connaissance du corps humain, mais celle-ci n'avait pas les mêmes fins. L'un l'utilisait pour préserver la vie, l'autre pour la prendre. Comment le Troisième Siège le jugerai-t-il d'ailleurs, s'il était le témoin de ce qui allait commencer ? Natsuki n'avait pas envie d'expliquer à son prisonnier qu'il lui enfoncera, l'une après l'autre et très lentement, chacune de ces aiguilles dans tous ses centres nerveux, ce qui lui garantira une douleur extrêmement intense sans pour autant le blesser en outre mesure, assurant non seulement la survie de la victime, mais aussi la possibilité de pouvoir continuer longtemps, aussi longtemps que nécessaire, la séance. Il allait s'en rendre compte tout seul bien assez tôt... Moins de cinq minutes plus tard, Natsuki était en direction de chez lui, avec ce qu'il voulait savoir. Derrière lui, sa victime à demi-consciente, se trainait pitoyablement par terre, un bras brisé de par en par, et le kanji '' criminel '' gravé à même la chaire du front.

Lorsqu'il arriva au magasin, le crépuscule s'éteignait au loin, les étoiles de la nuit le relayant. Natsuki ne perdit pas de temps, et rejoignit immédiatement Kanon au premier étage. Par chance, il en avait fini pour le moment avec sa famille. Il observa le sommeil paisible des siens, qui visiblement avaient besoin de repos. La gratitude qui pouvait se lire dans ses yeux lorsqu'il fit face à son ami n'avait pas de mot pour être exprimé. Elle se voyait, tout simplement.


« Merci Hiakai. Sincèrement. » fut tout ce qu'il pu prononcer à ce sujet, plus n'était pas nécessaire, de toute façon.

Il l'invita à s'installer dans la cuisine avec lui, il était temps de discuter autour de la table, maintenant que la première étape était réglée.


« Voilà ce que j'ai pu apprendre : les malfrats qui trainent dans chaque quartier sont payés par de petites organisations pour s'acquitter de certaines taches, si tu vois ce que je veux dire. C'est certainement bien plus hiérarchisé, mais je n'ai pas les moyens de remonter plus haut pour le moment, ni la nécessité. J'ai une piste pour retrouver ma sœur : elle a très probablement été vendu à un marchand d'esclave, parmi les nombreux qui sillonnent les quartiers, en quête de matière première. Celui qui est à la tête de l'un de ces réseaux à son petit '' magasin '' dans le 75ièm district. Avec de la chance, ma sœur, Ayumi, n'y sera que demain matin si la pêche a été bonne, ou y est arrivée ce soir, dans le pire des cas. Comme je te l'avais dit, je n'ai pas fait appelle à toi seulement pour tes talents de médecin. Nous somme ici en tant qu'homme, et non des shinigami, c'est pourquoi nous n'avons pas nos zanpakto. Le 75ièm quartier du Rukongai, et beaucoup d'autres avant, sont très mal famés. Honnêtement, je ne m'y risquerai pas, même avec un escadron, si la situation ne l'exigeait pas. Mais il le faut. C'est pourquoi j'aimerai que tu mettes à profit ton talent de combattant en hakuda pour cette deuxième partie de la mission, si le recours à la force s'avère nécessaire. Je sais que tu avais déjà accepté de m'aider, mais au vue des nouvelles données, tu es parfaitement en droit de reconsidérer ton choix. Je ne t'en voudrai pas si tu ne désirais pas aller plus loin, tu as déjà fait beaucoup pour moi et famille, aussi je te paierai, quelle que soit ta décision. »

Ce n'était pas évident pour Natsuki. L'histoire commençait à prendre une tournure plus que dangereuse, et il n'était pas enchanté de mêler quelqu'un qui n'avait rien à voir dans tout ça à un combat aussi risqué. L'un comme l'autre pouvaient très bien ne pas s'en sortir.


«  Je prends la route dans deux heures. Si tu as envie d'un peu de temps pour prendre cette décision, tu l'as maintenant. »

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MessageSujet: Re: D'ombre et de lumière -- Partie 2   Mar 5 Juin - 16:45

L'attente perdurait depuis vingt minutes à présent, et les cadavres des tasses commençaient déjà à s'empiler. Mon impatience grandissait et, tandis que le soleil entamait sa retraite, j'ouvris la porte du salon. Je vis alors le frère du vice capitaine, allongé sur le sol, inconscient. Le poison avait atteint ses organes. Mais alors, Kurodo-san était parti, laissant ce jeune homme seul, avec pour unique compagnie la douleur...

Le temps pressait, si cette âme n'était pas soignée dans le quart d'heure suivant, le coma s'imposerait. Malgré son état critique, la panique ne m'a pas asservi. J'avais coutume d'affronter de telles situations. Usant de barrière, de kido divers, j'isolai le patient de tout corps nuisible et indésirable. Alors que son souffle s’estompait, je plongeai ma main dans son corps, déchirant épidermes, vaisseaux sanguins, cellules, afin que ma paume soit immergée entièrement dans son abdomen. Son insensibilité était une chance, s'il n'était pas plongé dans un sommeil profond, une intense douleur se serait rependue, telle des flammes, dans tout son corps.

Une fois ma paume installée, je diffusai de violentes décharges composées de mon réaitsu, chacune d'entre elles détruisait les cellules de ce corps malade. Ne faisant aucune différence entre celles qui étaient saines ou bien contaminées, ces éclairs pourpres étaient difficiles à contenir, à maîtriser. La fatigue due à mes anciennes interventions fit alors son apparition. Face à elle, je ne pouvais lutter. Je devais me presser.

Quand la première étoile surgit, j'avais réussi à éliminer toute trace de poison, mais pas seulement. Chaque cellule comportant un défaut, chaque imperfection avait été annihiler. Cependant, sa peau avait elle aussi subi des destructions massives, ses organes se retrouvaient avec parois diminuer de moitié. S'il devait rester dans un tel état, sa fragilité l'aurait conduit à la mort dans le mois qui suivait. Alors, utilisant mes dernières réserves, je ressortis ma paume, laissant un trou béant dans son ventre. Puis, de ma main droite, je donnai vis à une sphère mauve qui aspirait tout son sang qui s'écoulait des plaies que ma technique précédente avait engendrées. De l'autre main, je façonnai des flammes bleutées qui se retrouvèrent bien vite dans son corps, consumant les résidus de mon réaitsu, et suturant les plaies. Ces dernières actions venaient de résoudre tous les problèmes de ce patient, même si à cause de telles pratiques, il devait rester un mois au repos.

Soudain des vertiges me prirent, j'avais surestimé mon endurance. Mais pour l'instant, le sommeil m'était refusé. Je devais chercher le vice capitaine. Heureusement, sa signature énergétique ne m'était pas inconnue, je pouvais ainsi utiliser le cinquante-huitième kido de liaison. Grâce à ce bakudo, je pouvais retrouver mon supérieur. Après quelques recherches infructueuses, j'observai son retour. Dans peu de temps, il allait me faire face. Sans attendre, je plongeai mes mains dans mes poches, une dizaine de boules de petit diamètre s'y trouvait. Ces sphères vertes étaient des compléments alimentaires, des drogues qui me permettraient de rester éveiller et qui renouvelleraient mes réserves en énergie spirituelle. Afin d'assurer cette mission, je les avalai toute d'une traite.

La nue était parsemée d'éclat scintillant lorsque j'entendis des pas. La démarche, que ces sons décrivaient, correspondait à celle de l'assassin qui me servait de compagnon. Les bruits cessèrent promptement, puis la porte s'ouvrit. Devant moi, se tenait le vice capitaine, cependant il avait changé. Ces vêtements plissés, trahissaient des mouvements dûs à un combat, des particules de sang étaient rependues sur son costume. Bien sûr, leurs tailles étaient minimes, mais l'on m'avait appris à discerner ces éléments au cas où il y aurait danger de contamination.
Une question me tarauda, devais-je lui faire part de mes observations ? Pour répondre à cette interrogation, je scrutai son regard. A travers ses iris, je devinais ses remerciements, aucun mot ne fut échangé, mais tout était déjà dit. De plus, je compris qu'il avait apaisé légèrement sa soif de vengeance. Malgré son rang, il restait humain, son désir de faire payer les criminels responsables de ce chaos était naturel. Cependant, si mes suppositions étaient vraies, et qu'il avait assouvi ce désir, la Soul Society avait réellement besoin d'une nouvelle politique.

Autour d'une tasse de thé, il me détailla tout ce qu'il avait appris. Et face à de telles révélations, je pris conscience que les problèmes du Rukongai ne se limitaient pas à la misère et aux épidémies. La justice avait abandonné ses terres. L'esclavagisme proliférait comme la peste. Cette situation devait cesser. Je ne pouvais supporter que des criminels réduisaient des vies humaines à de simples marchandises. Cependant, ma fureur devait attendre, je me devais d'étouffer ma rage afin de sauver Ayumi-chan. Ainsi donc notre destination était le 75ème quartier du Rukongai. On m'avait déjà parlé de ces lieux, où la violence devenait quotidienne et où la mort n'était que délivrance, et ce jour-là, j'allais voir cette horreur de mes propres yeux.

« Partons dès à présent, l'attente n'est pas permise. Et si problème il y a, sachez que je neutraliserai tout adversaire. Même si je préférerais éviter tout conflit. »

Puis une fois ce discours terminé, je mis en place une barrière qui entourait la maison. Cette dernière se retrouvait ainsi séparée du monde extérieur, empêchant toute entrée et toute sortie. Le vice capitaine et moi étions les deux seuls autorisés à la franchir.
Maintenant que cette protection assurait la survie de mes patients, je pouvais me permettre de partir.

« Allons-y »
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MessageSujet: Re: D'ombre et de lumière -- Partie 2   Mer 6 Juin - 17:33

Dans l'idée, Natsuki voulait s'accorder à lui comme à Hiakai un peu de repos avant de partir à l'assaut du 75ièm district du Rukongai. Il avait déjà vu des membres de la Quatrième Division travailler, et savait de ce fait à quel point la tâche était épuisante pour le corps. Pourtant, le Troisième Siège ne semblait pas du même avis, et prêt à partir sur le champs. En soit, c'était une bonne chose : Natsuki préférait d'autant plus que sa sœur n'ait pas à attendre, mais il se souciait de l'état de son ami. Confondre vitesse et précipitation étaient bien trop souvent des synonymes de mort. Il poussa un soupire résolut, et sortit avec Kanon dans la rue, à cette heure-ci déserte. Alors que ce dernier préparait une barrière de protection autour de la maison, l'assassin afficha un sourire. Hiakai était quelqu'un de vraiment exceptionnel. Il pensait à tout et se préoccupait ( peut-être un peu trop ? ) de tous les détails dont beaucoup passeraient à côté sans y prêter attention. S'il continue ainsi, aussi soucieux du bien d'autrui, et dévoué à sa cause, il pourrait très bien finir à la tête de sa Division un jour. Ils allaient tout deux au-delà du danger, et pourtant, Natsuki ne l'appréhendait pas : il avait à ses côtés une valeur sûre.

La barrière protectrice fut enfin entièrement dressée. Parfaite, et invisible : un chef d'oeuvre.


« Oui, partons. »

La route jusqu'à leur destination était longue. Tous deux ne perdirent pas de temps en chemin, traversant les différents quartiers par les toits, autant que possible, allant de shunpo en shunpo. Natsuki calqua son rythme sur celui de son partenaire, afin de le ménager en vue des problèmes qui se profilaient à l'horizon. Il craignait un excès de zèle, par désir d'être efficace, si lui-même y allait au pas d'assassin, et qu'ainsi ils arrivent tous deux hors d'état de combattre. Le Vice-Capitaine aussi devait se contrôler : arriver plus vite pour ne plus être capable de quoi que ce soit là-bas n'avait pas de sens.

Les districts défilaient sous leurs pas, tous relativement silencieux. Dans la chaleur de la nuit, les deux hommes continuaient leur route, invisibles. Ils évitaient autant que possible d'être aperçut, car plus ils s'éloignaient du Goteï 13, et plus le risque de se faire attaquer était élevé. Dans les plus bas quartiers, seule la loi du plus fort compte, la violence et la mort font partie du folklore local. Beaucoup de sang coule là bas, mais les survivants s'endurcissent, et ceux qui ont apprit à tuer sans être tués développent des capacités de guerriers exceptionnelles. Un nombre peu imaginable de niveau équivalent à des quatrième ou des troisième sièges vivent dans ces quartiers, à la recherche de celui qui saura assouvir leur soif de sang, avant le prochain. En tant que Shinigami, Natsuki et Hiakai avaient certes l'avantage, mais aucun ne portait son Zanpakto, et ils n'étaient pas les plus nombreux. La vitesse et la discrétion étaient leur seuls alliées ici.

Une pause s'imposa à mi-parcours, dans le 60ièm district. Elle permit aux deux hommes de reprendre leur souffle un instant, à défaut de leur attention, qui ne pouvait se permettre d'être relâchée. Chaque coin d'ombre pouvait dissimuler une cohorte de combattants, prête à les agresser pour le simple plaisir de tuer. Trop on tendance à sous-estimé les âmes du Rukongai, car une lame basique tue aussi efficacement qu'un Zanpakto, pour ce qui est du monde spirituel. La topographie du terrain est d'ailleurs ici complétement différente de là où vivait jadis Natsuki. Les maisons convenablement construites ont laissé place à des chaumières montées avec les moyens du bord. D'aspect comme de taille, elles respiraient la misère. Il en était de même pour ceux qui vivaient dedans, ou le quartier en général. Ces changements, Kanon et Natsuki en ont été témoins de façon radicale, ayant parcouru en à peine plus d'une journée la quasi-totalité des districts. Il est vraiment triste de constater la hausse de la misère au fur et à mesure que le Seireitei perd de son influence à cause de la distance. Dire que le Vice-Capitaine se fichait un peu de tout cela serait très exagéré, mais il ne se sentait pas concerné en cet instant. Il n'était pas ici pour lutter contre les inégalités, ni même les constater ou s'en émouvoir : il devait trouver sa sœur au plus vite.

Le reste du parcours se fit dans les airs. Le sol était trop dangereux, trop propre à des embuscades par des sauvages connaissant leur territoire comme leur poche, et les toits trop bas et pas assez solides pour supporter le passage éclair des deux hommes. L'avantage était qu'ils étaient hors d'atteinte et dissimulés, et le revers était que parcourir encore 15 quartiers en usant en permanence leur reiatsu pour se maintenir sur les particules spirituelles de l'atmosphère se montrait éprouvant pour le corps.

La nuit arriva dans ses dernières heures lorsque Natsuki et Hiakai débarquèrent dans le 75ièm district du Rukongai. Un bidonville dans toute sa splendeur, parsemé d'ares de bosquets. Il serait même plus juste de parler de divers petits hameaux éparpillés entre les murs délimitant les différents secteurs. Les bâtiments pouvant servirent de repère à des bandes organisées étaient donc facilement repérable. De même que les trois caravanes qui venaient de pénétrer dans un des bosquets.

Plongeant alors la main dans sa petite sacoche arrière, fixée à sa ceinture, Natsuki en extirpa un flacon de ce qu'il détestait : les pilules dopantes militaires. Aussi corsées que celles de la Quatrième Division, et aussi délétères pour le corps. Le Vice-Capitaine détestait vraiment devoir se servir de ce genre d'artifice, mais la nécessité fait loi. Il en goba deux, avant de tendre le récipient vers Kanon. Les effets furent immédiat : il sentit sa force spirituelle se gonfler à bloc, alors que toute fatigue déserta son corps. Son rythme cardiaque doubla d'intensité, déjà prêt à soutenir l'effort à venir.


« Je crois que nous sommes arrivés à temps, ou presque. » annonça Natsuki en désignant le convois.

En silence, ils approchèrent par le ciel des caravanes généreusement gardées. Et les soldats n'avaient pas l'air d'amateurs...

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MessageSujet: Re: D'ombre et de lumière -- Partie 2   Lun 11 Juin - 9:26


Après avoir lancé un dernier regard à la battisse, je suivis Kurodo-san et ainsi nous débutâmes un long périple. Nous devions, en effet, traverser le Rukongai, atteindre ces périphéries les plus éloignées. Or au sein même de ces secteurs, les embuscades, les mises à tabac survenaient à toute heure, ne laissant aucun répit aux étrangers, aux faibles. Afin d'éviter ces rencontres impromptues, nous avions décidé de survoler les différents districts. Cependant, pour nous ménager, durant la première moitié de notre trajet, nous utiliserions les toits. Pas après pas, nous passions de l'un à l'autre, éliminant tous risque d'assaut. Et ce fut ainsi que le silence nocturne perdurait, que notre venue ne semblait être qu'un mirage, que personne ne nous remarqua.

J'avais noté que, lorsque le vice capitaine avait engagé cette course contre le temps, un léger spasme s'était rependu en lui. Je ne mis que peu de temps à comprendre son origine. L'assassin avait réduit sa vitesse pour m'épargner, pensant sûrement que je ne pourrai le suivre s'il maintenait sa cadence naturelle. Cet acte provenait d'une bonne intention, mais cela me frustra, me rappelant brutalement la réalité. Je n'étais que troisième siège, en ce monde, je n'étais qu'une simple fourmi, insignifiante, inutile...
S'attarder sur ce fait, n'avait aucun intérêt, je devais me préparer au combat.
Dès que cette pensée fut oubliée, je constatai que mon état se dégradait. Sous le poids de la chaleur, mes mouvements perdaient en efficacité. De plus, les effets des drogues médicinales commençaient à s'estomper. Bientôt je n'allais plus être capable de combler mes réserves d’énergie spirituelle épuisée, étant forcé alors de me contenter d'un quart de mon énergie maximale.
Sauf si bien sur, je l'utilisais... Avoir recours à un tel procédé, au Rukongai de surcroît, pourrait être dangereux... Malgré les risques, il restait un atout majeur. Sans lui, mes chances de réussite étaient faibles. Pourtant, je devais à tout prix retarder son utilisation.

Kurodo-san avait dû percevoir ma fatigue, ou du moins, l'irrégularité de mon souffle et l'engourdissement de mes muscles, car il entreprit de faire une pause.
Le soixantième district... Perdu dans ma réflexion, et aveuglé par la fatigue, je n'avais pas remarqué à quel point ce lieu se distinguait du Gotei.
Les pavés immaculés avaient cédé leurs places à un mélange de boue et d'immondice. Quant aux murs infaillibles, de frêles planches les remplaçaient. Les toitures percées ne faisaient plus rempart à la pluie. Le vent s'infiltrait aisément dans les habitations.
Ces conditions aggravaient les carences médicales de ces régions, alors qu'elles avaient disparu dans les premiers districts, des épidémies graves pullulaient ici.
Une nouvelle fois, la colère me vint. Comment le Gotei pouvait ignorer ces âmes, les laisser ainsi, dépourvus de soin, vouer à la souffrance et à la mort. La révolte montait en moi.
Cependant cette rage ne devait pas être exprimée, personne ne devait la connaître. C'est pourquoi encore une fois, je la fis taire.
Après une longue inspiration, le calme revint en moi. Nous pouvions repartir. Empruntant la voie des airs, nous étions hors d'attente. Mais la vue qui nous était offerte me répugna. En prenant de la hauteur, je vis des enfants abandonnés, dormant à même le sol ; des vieillards affamés, croupissant dans les ordures ; et quelques corps gisaient dans les ruelles.
Je ne sais comment le vice capitaine arrivait à rester impassible devant un tel spectacle. Peut-être était-ce dû à sa formation, mais dans tous les cas, moi je n'y arrivais pas. J'avais beau me taire, la compassion et la rage m'envahissaient.

Malgré cela, nous arrivâmes à notre destination.
Devant nous, le soixante-quinzième district se dévoilait, lui et ses abris de fortune. Étrangement, cette vision ne réveilla pas les sentiments que j'avais condamné précédemment.
Et alors que nous observions trois caravanes, le vice capitaine pris deux pilules dopantes. Ainsi même lui avait été épuisé par ce trajet. Même si ses pilules m'auraient été d'un grand secours, je ne pouvais en prendre. Le risque de surdose était bien trop grand. C'est pourquoi, je fis part au vice capitaine de mon refus.
Après une courte pause, où ma respiration reprit un rythme normal, nous nous retrouvions au-dessus du convoi. Mes réserves d'énergie étant faible, le combat devait s'achever dans les plus brefs délais. Pour cela, un plan s'imposait. Nous devions agir dans la discrétion, dans le silence, dans l'anonymat de la nuit. Pour assurer une telle condition, la meilleure solution était de nous isoler, nous et nos cibles. Les barrières spirituelles enrôlaient un tel rôle à la perfection. Puis, nous devions affaiblir nos adversaires, s'engager dans un conflit direct allait nous désavantager. Modifier les sens d'un ennemi, le surprendre, nous permettrait de renverser le poids du nombre. La vue est le sens le plus facile à tromper. La cécité sera notre atout. Afin de signaler à Kurodo-san ma stratégie je remontai ma manche droite, dévoilant ainsi mes bandages. J'avais pris l'habitude d'enrouler sur mon bras droit des bandes de tissu, au cas où je devais rédiger un message ou bien couvrir une plaie. Après avoir pris un lambeau de tissu, j'y inscris ces mots grâce à mon réaitsu : il me suffisait d'engendrer une flamme bleutée, et de noircir le tissu.

« Trois pyramides s’élèveront, le silence s'imposera. La vue tous perdront, les autres sens s’éveilleront. A l'est, la médecine régnera, tous sommeilleront. Au nord et à l'ouest, le hasard décidera. »

Une fois le message rédigé et remis à Kurodo-san, j'amorçai ma descente. Ma chute m’entraînait vers le Sud, et de cette position je pouvais m'atteler à ma tâche. Tout en joignant mes deux paumes, je fermai mes paupières, la sérénité s'installait. Puis, mes iris firent face brutalement aux trois mobiles. Trois pyramides les entouraient. Toutes étaient d'un vermillon éclatant, bien trop voyantes cependant. C'est pourquoi, je devais les rendre invisibles, elles et leurs contenues. Le vingt-sixième bakudo, Kyokko, pouvait les camoufler, effaçant leurs traces aux yeux des âmes du Rukongai.
Après cela, je devais aveugler les criminels. Une fois encore je fis appel au kido, cette fois-ci, le vingt-et-unième bakudo suffisait. Ce dernier, consiste à envoyer une sphère rougeâtre vers une cible, et dès qu'elle la touche, une fumée opaque se libère. Une telle technique empêcherait donc à nos adversaires de nous voir. C'est ainsi qu'à l’intérieur de mes barrières, de denses gaz se rependaient. Lutter dans une telle atmosphère, demandait une abstraction des perceptions visuelles. Heureusement pour moi, mon passage dans le Nid d'asticot m'a appris à user d'autre sens que la vue, à passer outre l'handicape qu'est la cécité.
Sans attendre, je pris appui sur le sol et m’engouffrai dans la barrière orientale.
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MessageSujet: Re: D'ombre et de lumière -- Partie 2   Lun 11 Juin - 20:08

Natsuki évaluait les possibilités d'action. Il écarta d'entrée de jeu l'idée de s'infiltrer dans les convois pour y trouver sa sœur. Non seulement c'était impossible, de part le trop grand nombre d'hommes armés qui marchaient à côté, mais aussi car il ne pouvait se résoudre à abandonner les autres esclaves à leur sort, si déjà il s'attaquait aux caravanes. C'était en soi assez idiot, puisque qu'il n'avait pas les moyens de ramener tout le monde chez eux. Et les laisser ici, dans des quartiers où ils n'ont pas l'habitude de vivre - de survivre - , revenait à les condamner de la même façon. Peut-être Hiakai avait une solution pour cela, mais la réponse n'avait aucune sorte pour le moment : s'ils mourraient ce soir, la question n'avait plus de raison d'être.

Ce fut finalement son ami qui élabora le plan le plus adapté à leur situation. Il grava sur un morceau de tissu ses instructions, avant de s'adonner à sa tâche. Une fois de plus, Natsuki pu constater le talent du Troisième Siège dans ce qui est de l'art du kidô. En quelques secondes seulement, il érigea trois cages spirituelles en forme de pyramide, qui isolèrent les trois caravanes les unes des autres, avant de les faire tout simplement disparaître de la vue de tout spectateur extérieur. Et avant même que les concernés n'aient le temps de s'interroger sur la nature des événements, une épaisse fumée inonda complètement l'intérieur de leurs nouvelles geôles – et accessoirement futures tombes. En seulement trois kidô, Kanon avait su réduire considérablement leur désavantage en proposant le terrain le plus favorable possible pour des membres de la Deuxième Division : une zone de ténèbres où les lames des assassins n'ont pas besoin d'yeux pour les guider jusqu'au cœur de leur cible. D'un hochement de tête, Hiakai et Natsuki séparèrent, le premier allant dans la caravane de droite, et le second dans la suivante juxtaposée. L'assassin ne s'inquiéta qu'un instant pour son partenaire, c'était un ancien gardien du Repère des Asticots après tout : même s'il semblait épuisé, il savait ce qu'il faisait. Puissent ses capacités ne pas lui faire défaut, car le Vice-Capitaine aurait véritablement sa mort sur la conscience.

Il s'engouffra à son tour dans sa pyramide, où l'atmosphère changea du tout au tout. Le silence paisible de la nuit céda sa place aux cris de terreur et aux jurons de colère. Parfaitement concentré, et invisible dans ce nuage opaque, Natsuki se fia aux sons des pas, des voix, des éclats des lames inutiles contre la barrière de kido infranchissable de l'intérieur, et estima la position de ses huit cibles. Puis la mort commença à se répandre. Il esquiva d'un ample pivot sur le côté le soldat qui avançait à tâtons vers lui, sans le voir, avant de lui sectionner du tranchant de la main la jugulaire. L'homme n'avait même pas encore comprit qu'il se vidait de son sang qu'une volée d'aiguilles fusa dans les airs, perçant en quatre points le crâne d'un autre guerrier. Il dissimulait ses pulsions meurtrières au possible, même lorsqu'il ôtait la vie, mais le sens aiguisé des mercenaires finit par les avertir que le danger s'était glissé parmi eux, et avait déjà réduit leur nombre de moitié, deux nouveaux corps ayant rejoint la dureté du sol. Le cocher aussi était armé, mais sa respiration paniquée reflétait le manque d'expérience, contrairement aux quatre autres. Même en l'absence de leur yeux, ils avaient adopté sans communiquer une formation pour encercler l'assassin. En un contre un, il était susceptible de battre chacun d'entre eux, mais il n'avait là pas l'avantage du nombre. Son aisance pour le combat en aveugle demeurait son seul atout. Un bruissement d'air le poussa à esquiver sur le côté une lame qui s'abattit vers son épaule, avant de s'accroupir brusquement pour en éviter une autre attaque circulaire. Il était clair pour Natsuki que ces hommes étaient des guerriers chevronnés : silencieux, ils n'effectuaient aucun mouvement parasite, inutile, pour ne pas les trahir, tout en restant à l'écoute de leur environnement. Mais le Vice-Capitaine était lui aussi un assassin prodigieux : se mouvoir sans le moindre bruit fait partie des talents essentiels de la profession. Il croisa ses deux adversaires de face, slalomant entre leur katana, avant d'en saisir un par l'avant-bras lors d'une attaque, qu'il brisa d'un coup de genou, alors que le second fracassa la nuque de sa cible et l'accompagna jusqu'en bas, l'écrasant douloureusement sur le sol. Dans le dernier instant, il parvint à dévier la lame qui se fendit vers lui de la paume en frappant le plat, avant même d'avoir touché le sol, et profita de l'ouverture pour bondir vers l'assaillant. En effectuant un tour sur lui-même dans son saut, il s'offrit assez d'élan pour enrouler sa jambe autour du cou du guerrier, et le projeter d'un salto avant en passant dans son dos. Le craquement très net ne laissa aucun doute sur le résultat de l'enchainement. Puis ce fut de nouveau le silence parmi duellistes. Seuls les gémissements paniqués des esclaves le troublaient. Une chance qu'ils soient attachés à l'intérieur. S'ils avaient pu sortir lorsque l'attaque avait commencé, beaucoup de sang aurait coulé dans la confusion. Fort heureusement, avec leurs attaches, seulement neuf individus perdront la vie ici. Sa dernière poignée d'aiguilles entre les doigts, l'assassin se déplaça furtivement vers la droite afin de déborder ses deux derniers adversaires, toujours immobiles. Ses aiguilles volèrent à nouveau, tel un essaim meurtrier vers le cœur du guerrier de droite, mais seul le cliquetis du métal résonna par trois fois. Ou il avait une armure, ou il venait de dévier la menace qu'il sentit frapper avec son arme. Une unique aiguille avait donc trouvé le chemin de la chaire, mais le léger grognement qui en suivit indiqua au Vice-Capitaine qu'elle n'avait pas atteint le cœur.

L'échange suivant fut plus fluctuant pour le membre de la Deuxième Division. Ses deux adversaires gisaient morts, empalé chacun sur la lame de l'autre, alors que lui s'en tirait avec une profonde entaille sur l'avant-bras gauche, en travers du torse, et du front à la joue. Son œil était intact, mais le sang coulait abondamment dessus, ce qui l'empêchait de l'ouvrir. Il était cependant redevable envers Hiakai : s'il avait du s'infiltrer dans leur rang pour les tuer telle une ombre un à un, non seulement il ne les aurait pas tous eu avant d'être repéré, mais en plus, s'il n'avait pas eu la chance de tomber ces deux là en premier, il aurait été éliminé à coup sûr par le surnombre.

Natsuki avait cependant connu pire comme blessure, aussi après les avoir toutes trois serré d'un bandage occlusif à l'aide des bandes de tissus qui pendaient le long de son chapeau. Il inspecta rapidement le cocher, lequel n'avait pas supporter la brusque hausse de pression spirituelle confinée dans la pyramide. Il trouva sur lui la clef des attaches des esclaves de la caravane dans laquelle il entra, la vue toujours masquée par la fumée, et appela :

« Ayumi ! »

Il n'eut en réponse, forcément, que des cris paniquées, que les bruits de combat à l'extérieur n'avaient pas arrangé. Il haussa alors la voix, de manière à couvrir le fond sonore, alors qu'il libéra la première personne qui était à sa porté.

« Écoutez moi. Vous êtes libres maintenant. Je laisse la clef ici. N'essayez pas de partir avant que la fumée ne soit entièrement dissipée. Vous ne risquez rien pour moment, alors attendez dans le calme. Maintenant, j'aimerai savoir si vous avez vu dans quel convois est une femme au cheveux long et vénitien du nom d'Ayumi ? »


La réponse, naturellement, fut dans la dernière caravane... Il sortit alors, et s'appuya contre la barrière vermillon dans un coin. Il n'était pas en état de s'attaquer seul au convois suivant, et la barrière l'empêchait de rejoindre Hiakai pour le moment. Contraint et forcé, il s'accorda un court répit, nécessaire cependant s'il devait passer la parois de la pyramide au forcing.


« Tiens bon Hiakai... »

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MessageSujet: Re: D'ombre et de lumière -- Partie 2   Mar 26 Juin - 12:17


Me voilà, entouré par la pénombre...
Les volutes de fumée volaient autour de moi, comme attirées par mon énergie spirituelle. Ce phénomène étrange m'intriguait, mais il me condamnait par la même occasion. Si l'un de ces marchands d'esclaves observait, puis émettait l'hypothèse qu'un tel mouvement était dû à la présence d'un ennemi, il serait alors capable de me prendre en défaut. La situation que j'avais engendré se retournerait alors contre moi. Il me fallait stopper ce flux.
Fermant les yeux, je n'eus plus qu'à me concentrer. Peu à peu, j’estompais ma présence.
En premier, mes mouvements. Chaque partie de mon corps s'éteignait l'une après l'autre, comme si la mort les frappait. Plus aucun spasme animé mon être, plus aucune tension, je demeurais à présent dans un carcan de chair. Immobile, je l'étais, cependant mon existence demeurait encore visible.
C'est pourquoi, par la suite, je m'attelais à ma respiration. Mon souffle dégageait une chaleur, qui insufflait au brouillard rouge la vie, je devais le tuer lui aussi. Tout en maintenant un immobilisme parfait, je laissais mes poumons se remplirent d'une légère brise, ce faible courant passait inaperçu face à la torpeur naturelle du fumigène. Puis, mes expirations se muaient en doux soupir.
Avec une telle mécanique, je ne faisais plus qu'un avec mon environnement. Seul un son perturbait encore cette fusion, mon cœur. Cet organe refusait le mutisme que je lui imposais.
Malgré mes années au sein de l'onmitsukido, je n'avais appris qu'à espionner des détenues, des personnes affaiblies par la dureté du repaire des Asticot, et par conséquent je n'avais pas à posséder des capacités étendues dans l'espionnage. Mais à ce moment-là, je payais ce manque de polyvalence.
Ainsi, seul un battement sourd aurait pu conduire l'un de mes adversaires à moi. Ma présence n'était plus qu'un simple mirage, une ombre. Et cette dernière allait s'abattre sur ces criminels. Pour ce faire, je devais les localiser. Mes sens souffraient encore de mon manque d'entraînement, mais je devais me contenter d'eux.
Brusquement, je rouvris les yeux, mes pupilles parcouraient le rideau rougeâtre, scrutaient toud les horizons. D'où venaient ces gémissements ? Mon ouïe avait perçu des sanglots, des monologues étouffés et des coups résignés portés sur la barrière. Soudain, mes iris se figèrent. L'origine de ces sons se tenait à ma gauche, à environ cinq mètres. Il s'agissait d'un jeune homme en pleure. Sûrement était-ce sa première embuscade, et sa peur eut raison de ses nerfs. Il ne pouvait supporter une telle pression, il croyait désormais que la mort l'attendait. Mais cette sentence n'allait pas venir de moi. Seul un coma profond lui était réservé.
Rompant ma paralysie provoquée, je me retrouvai derrière lui. Caché par la fumée, je l'observais. Il frappait la barrière de ces points, mais ce n'était plus un acte de lutte. Ses points s'écrasaient contre le mur, puis glissaient lentement. Le désespoir l'avait anéanti. Regarder ce spectacle m’attrista, cet adolescent était devenu une loque en moins de dix minutes. Les lois de la Soul Society n'épargnent donc aucune vie. La seule chose que je pouvais faire pour lui, c'était d'achever ces souffrances au plus vite. Plaquant ma main sur son dos, je comprimai son torse contre la paroi sur laquelle il s'acharnait. Cette action l'asphyxia et il ne mit pas longtemps à s'endormir.
Le silence, ainsi revenu, fit foi de ma présence aux autres marchands. Et suite à cela, la panique naquit en eux. Sous de telles conditions, leur neutralisation n'allait pas s’éterniser. Mais leur vigilance s'accrût elle aussi. A tel point que mes seuls sens ne pouvaient déterminer leurs positions.
Arborant de nouveau, le masque que j'avais précédemment forgé, j'étudiais le comportement de mes adversaires. Le calme s'imposant, je pus élaborer un tel discours. Mais celui-ci ne fut jamais prononcé.

« Un silence pesant s'installe... Mon ami, qui esclave de sa peur, suppliait quiconque de le sauver, vient de mourir. Jamais plus je ne l'entendrais. Et maintenant, est-ce moi qui vais disparaître ? Où puis-je être en sûreté. Le temps m'est compté, une idée doit surgir ou ma mort surviendra.
Je sais, ma seule chance est de m'éloigner de mon défunt allié, de me rendre à l'extrémité opposée, et de me mettre dos à la barrière. »


Grâce à ce monologue, je pus émettre l'hypothèse qu'au moins l'un de ces criminels se trouvait à l'opposé de moi. Je m'y rendis sans perdre de temps.
Malgré ma cécité, je sus que trois hommes avaient eu ce comportement. Si je savais cela, c'était avant tout grâce au pas hasardeux et à leur léger écho, aux chuchotements discrets mais néanmoins audibles, toutes ces erreurs témoignaient de l'inexpérience de ces scélérats. Cependant, leurs positionnements méritaient d'être soulignés. Chacun était disposé afin de protéger les arrières d'un autre et la barrière faisait office de quatrième rempart. Une telle formation m’empêchait toute attaque par derrière, et toute attaque de front. Mais une possibilité était encore mienne. Grâce à leurs pas répétés et timides je compris qu'ils n'étaient pas stables et que la chute les guettait. Il me suffisait de la précipiter.
Après avoir franchi les quelques mètres qui nous séparaient, je m'accroupis promptement. Mon visage était à présent à la hauteur de leurs genoux. Sans perdre ne serait-ce qu'une seconde de plus, je les fauchai tous les trois avec ma jambe. A cause de cette rotation, je me retrouvais dos à eux, mais je sus tirer parti de cette situation. Sans savoir à qui appartenait quelle jambe, j'en saisis deux, et les fis basculer devant moi. Un grondement sourd se rependit, ou devrai-je dire deux grondements. Ces deux êtres étaient à présent les esclaves de Morphée. C'est alors que je m'aperçus que le troisième n'était pas tombé. C'était-il joué de moi, mimait-il la faiblesse pour essayer d'éviter une punition trop sévère, possible. Mais c'était vain, car lui aussi allait bientôt goûter au sommeil prolongé.
Une nouvelle fois, j'eus recours à l'immobilité et au discours interne.

« Alors que je me pensais en sécurité, voilà qu'on attente à ma vie. Je dois me cacher, car il semblerait que même les parois de cette prison ne soient pas suffisanttes pour me protéger. La caravane semble être la seule direction possible. Mais en son sein, il n'y a plus de place, d'autres ont dû déjà y aller, préférant me sacrifier plutôt que de se serrer. Sous elle alors ? Non, une telle position serait trop risqué, je ne pourrais ni contre-attaquer ni me défendre face à mon assaillant. »

Devant un tel constat, le fuyard ne pouvait que se rendre sur le mobile lui-même. Là-bas, il jouissait d'un avantage certain. Je ne pouvais le rejoindre sans que ce dernier ne le sache. En effet, la petitesse du lieu m’obligerait à m'exposer et la brise que mes mouvements engendreraient lui indiquerait ma position. Ainsi je ne pouvais le rejoindre directement. Je devais pratiquer quelques détours.
Tout d'abord, me poster devant lui. La fumée serait alors perturbée par ma venue, alarmant mon ennemi. Puis, sans lui laisser le temps de riposter, sauter et retomber derrière lui. Et enfin, contournant sa probable attaque, glisser sur son flanc et frapper.
Voici donc les étapes que je suivis, terminant cette suite d'esquive par l'abattement d'une paume sur un torse, je demeurais à nouveau seul.
Cette solitude était relative, car j'étais conscient qu'il restait quelques marchands d'esclaves en ces lieux. Mais ceux-ci se terraient avec leurs marchandises. Je ne pouvais donc pas les atteindre. Ainsi garder ce nuage opaque relevait plus de l'hérésie que de la raison. Je pris donc la décision de dissiper ce brouillard, et pour se faire la barrière devait s'ouvrir. Bien sûr, pas entièrement, seuls quelques pores apparaîtraient, et de ces derniers le gaz s’échapperait, puis se mêlant à l'air deviendrait incolore. Une fois ceci fait, je me figeai. Non pas sur la caravane, mais devant elle, contemplant les volutes colorées s'éteindre les unes après les autres.
Soudain, dans mon dos, s’élevèrent des cris, des insultes, des râles. Il s'agissait des brigands restants. Voyant la fumée s'effacer, ils crurent que je m'en étais allé. Alors discrètement ils sortirent de leur confinement, mais hélas ils me virent, moi, naïvement planté là devant eux, à découvert. Une telle occasion ne pouvait se refuser, un assaut allait avoir lieu. Certains prirent un détour pour m'attaquer sur mes flancs, d'autres prirent la voie des airs, alors que d'autres foncèrent tête baissée. Mais une telle initiative était vouée à l’échec, tous avaient oublié ma force. Mon « fushibi » eut raison de leur attaque. Ses filets aux reflets cuivrés dessinaient une toile asymétrique où mes assaillants gisaient et luttaient en vain. Pour les achever, il m'avait suffi de leur envoyer quelques aiguilles hypodermiques dans leur nuque, ceci eut pour effet de les endormir de suite.
La barrière se brisa.
J'étais à présent aux côtés de Kurodo-san, ses adversaires jonchaient sur le sol, pour la plupart la vie les avait quittés. Quant à lui, son combat avait eu quelques répercussions sur son état physique. Trois plaies s'étaient ouvertes, elles n'étaient pas sévères, cependant si l’hémorragie perdurait des complications apparaîtraient. Faisant voler le reste de tissu qu'il me restait, je me préparais à panser ces blessures. Grâce à mon scalpel de réaitsu, je découpai trois bandes. Chacune recouvra rapidement la plaie qui lui correspondait, stoppant ainsi l'afflux sanguin. Puis, je fis appel à mes kido, non pas pour refermer les plaies, mais pour accélérer le processus de coagulation. En effet, je n'avais plus assez d’énergie pour pratiquer une régénération complète.
Le contrecoup de cette intervention arriva très vite. A peine mon travail fini, je dus m’asseoir. Des vertiges me prirent, j'avais épuisé mes réserves. Pour minimiser les conséquences de ma fatigue, je fermais les yeux, essayant par tous les moyens de retrouver mon calme.

« Ne vous inquiétez pas Kurodo-san, j'avais prévu cette éventualité.
Voyez-vous, vu mon rang, je suis souvent amené à intervenir dans des missions ardues où je dois mêler soutient médicales et militaires, et donc où mes réserves d'énergie s'épuisent rapidement, comme à présent. Pour pallier cette faible endurance, j'ai élaboré une technique. Malheureusement, elle n'est encore qu'au stade de prototype, je ne l'ai jamais réellement utilisé. Les risques sont élevés, c'est pourquoi je ne voulais retarder son utilisation. Mais je n'ai plus le choix. L'échéance est arrivé à son terme.
Vous avez dû remarquer l'inscription que mes bandages cachés, ce symbole sur mon bras droit est en fait un kido. Ou devrai-je dire la localisation d'une barrière. J'ai, en effet, inséré une barrière dans mon propre corps, et j'y ai stocké une portion de mon énergie spirituelle. Ainsi, à tout moment je peux recourir à cette énergie. Mais sa libération a des répercussions catastrophiques pour mon corps. Un tel flux de réaitsu libéré entraîne une dégradation de mes tissus internes, des brûlures voire des dégénérescences accrues. Ainsi, je vous préviens, dans 20 minutes, je ne serai plus qu'un corps à l'agonie, incapable de lutter. Et par conséquent, nous devons régler cette affaire au plus vite. »


Après avoir informé mon supérieur de la situation, je posai ma main gauche sur le bras opposé. Puis, la barrière s'ouvrit, puis éclata sous le coup de libération d'énergie. Une vague intense se rependit, insufflant en moi une puissance nouvelle, telle une renaissance.
Sous cette impulsion, je m'infiltrai dans la dernière barrière.
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MessageSujet: Re: D'ombre et de lumière -- Partie 2   Mer 4 Juil - 20:01

La densité de la barrière déclina progressivement, quelques minutes à peine après que le Vice-Capitaine ai prit appuie contre. Il s'affaissa alors sur le dos à même le sol, pour apercevoir le visage d'Hiakai le surplombant. Fait très rare en mission, s'il l'on pouvait réellement parler d'une mission, son visage perdit son masque imperturbable un très court instant.

« L'on dirait que tu t'en est mieux sorti que moi. » souffla-t-il avec un sourire en coin.

En toute réponse, le Troisième Siège inspecta les blessures de son camarade. Le kido de guérison qu'il utilisa, Natsuki le perçut clairement, était faible. Il avait juste de quoi arrêter les hémorragies. C'était néanmoins suffisant pour permettre à l'assassin d'exploiter 75% de ses capacités. Même si l'ennemi qui allait leur faire face était aussi puissant que celui qu'il venait de défaire, à deux, cela suffirait. Enfin, à deux...

« Tu peux continuer Kanon ? »
lui demanda Natsuki, un genou à terre.

La réponse aurait très clairement dû être '' non ''. S'il n'était pas grièvement blessé physiquement, Hiakai avait les batteries à plat, ce qui se comprenait. Natsuki était d'ailleurs même impressionné qu'il ai tenu sans flancher jusqu'ici, là où beaucoup d'autres, même de sa Division, n'aurait pas pu suivre le rythme.


« Prend le temps de souffler encore un peu, et rejoint-moi quand tu le pourras. Ayumi est dans la dernière caravane, c'est pas de chance, je prends déjà les devants. »

Alors que le Vice-Capitaine se leva, Hiakai le retint avec quelques mots, dont la fin le figea un instant.

« Hiakai ! Non ! » lâcha-t-il

Mais peine perdu, ce dernier avait déjà lancé sa dernière carte sur la table.

Un flux d'énergie nouveau envahit le corps du soigneur, le rendant frais et efficace comme à son premier jour, peut-être même plus. Mais pour combien de temps ? Hiakai venait de lancer un suicide au ralenti. Dans vingt minutes, selon ses mots, il ne sera plus qu'un corps à l'agonie. Certes, vu la situation, il n'avait plus vraiment le choix, que de repousser l'échéance de la mort de quelques instants. Sauf que maintenant, même s'ils neutralisaient la dernière caravane – ils le feront – il leur fallait encore s'échapper d'ici, soit traverser pas loin d'une quarantaine de district, ce que l'assassin devra vraisemblablement faire avec un corps sur le dos, et suivit de sa sœur, très loin d'être formée à la marche forcée. Pire encore, il n'avait pas la moindre possibilité d'apporter au Troisième Siège tous les soins dont il aura besoin. Les choses allaient de pire en pire. Lui blessé et Kanon bientôt sur le carreau, face à des mercenaires chevronnés, ils allaient devoir aller jusque dans leurs derniers retranchement, et très probablement au-delà. L'assassin n'avait pas le droit de faiblir. Il était à l'origine de cette opération., il lui incombait donc de faire plus que mener son compagnon d'arme à la victoire : il devait aussi le ramener à la maison.

A la suite de Hiakai, il pénétra dans la dernière pyramide à quelques mètres du point de passage de son ami. La brume commençait progressivement à se dissiper, – ou peut-être commençait-il à s'y habituer ? - lui octroyant une vision nébuleuse sur environ deux mètres autour de lui. Ce qui lui permit de remarquer, entre autre, qu'il faisait directement face à une femme et trois hommes armés de sabre et de coutelas. Tous aussi réactifs que l'assassin, le combat s'engagea immédiatement. Seul et sans arme face à quatre individus équipés, Natsuki allait s'appliquer à arracher dans les plus brefs délais ce sourire mauvais de victoire gagnée d'avance de leur visage. Il s'en rendit très vite compte, tous les quatre s'étaient habillement exercés à combattre ensemble. Ils l'attaquèrent deux par deux de part en part, de sorte que dans chaque paires, l'un puisse toujours se cacher derrière le dos de l'autre. L'assassin concentra ses offensives sur ceux de gauche, lorsqu'il avait l'occasion d'attaquer entre deux grêles de coups. La femme l'attaqua avec une feinte de la gauche pour mieux s'esquiver d'un bond et laisser à son partenaire dans son dos l'occasion de porter un coup en traitre. Natsuki vira dans une pirouette, les évita tous deux et frappa le second par derrière avec la paume de sa main au niveau de l'occiput. Le choc que dû encaisser le cerveau fut violent, si bien que le crâne se brisa à l'impact, mettant hors combat le malheureux. La fumée continua de danser autour d'eux, au rythme de leur souffle et de leurs mouvements, suivant le vif mouvement de recul de la guerrière pour laisser place au second duo, qui se prépara à l'assaut. Chacun des deux hommes portaient des coups d'épée des deux côtés de sorte que seul l'un deux puisse être mit en échec : l'autre devait pénétrer la chaire de la cible. C'était sans compter sur l'agilité du Vice-Capitaine. Il ne chercha pas à esquiver les attaques, et retourna la situation défavorable d'un rapide mouvement en avant qui le plaça entre les deux assaillants. Une tenaille n'est certes pas une position plus envieuse, mais il devait tenter sa chance. En effet, les deux mercenaires durent alors modifier le rythme qu'ils avaient vraisemblablement travaillé assidument pour ne pas se blesser mutuellement. L'un esquiva le tranchant de la main de Natsuki en direction de sa gorge en pivotant d'une feinte souple et agile, préservant ainsi son intégrité physique, ce que l'autre n'eut pas le temps de faire. Concentré sur les mains de Natsuki, il en oublia de regarder vers le bas, et se retrouva fauché d'un balayage de la jambe. Il n'avait même pas encore touché le sol que son adversaire acheva sa rotation et le rabattit par terre d'un coup de pied ascendant sur le sternum. La vitesse prodigieuse d'exécution ne rendit la chute que plus violente, mais cela n'avait plus vraiment d'importance : ses côtes brisées avaient perforé son cœur et ses poumons. Les deux combattants restant l'attaquèrent aussitôt, redoublant d'agressivité pour venger leurs camarades, et l'abreuvèrent de coups. La situation devenait délicate. Natsuki sentait la douleur s'immiscer en lui, rappel de ses blessures et de son corps mit à rude épreuve. Il s'essoufflait lentement, et ne pourrait maintenir ce rythme de combat éternellement. Même à son niveau, parer et esquiver autant d'assauts relevait de l'exploit. Acculé sur la défensive, il guettait l'occasion de contre-attaquer. Au fur et à mesure du rixe, ses vêtements se teintèrent de rouge, ce qui ne fit que renforcer la conviction des deux attaquants, persuadés de tenir le bon bout. Ce n'était pourtant qu'une impression. Certes, l'assassin était touché régulièrement, mais ce n'était que des égratignures – sauf qu'à force, leur nombre si élevé en vint à donner l'impression qu'il se vidait bien vite de son sang. Finalement, lors d'une attaque de sabres croisés, Natsuki se jeta en arrière, prit appuie sur la barrière de force à l'aide de ses mains, et se propulsa vers les deux gardes, pieds en avant. Prit au dépourvus, ils ne purent s'écarter. La femme, plus vive, tenta de l'embrocher sur sa lame, mais sa cible l'anticipa, et s'appuya sur l'énergie spirituelle présente dans l'air. Il esquiva prestement le coup d'estoc d'un saut périlleux avant, et abattit son talon sur l'arrière du crâne de la guerrière une première fois, et l'acheva d'une deuxième rotation semblable. Le mouvement de l'air l'avertit d'un attaque en provenance du dernier hommes encore en vie, qu'il pu parer dans l'ultime instant en frappant le plat de la lame pour la lever. D'un pas rapide, il se retrouva à quelques centimètres seulement de son visage. Le regard impassible de l'assassin se plongea dans celui rempli d'effroi d'un homme qui ne pouvait que contempler sa propre fin. Moins d'une seconde plus tard, un uppercut violent les sépara, réduisant à néant les os entre la mandibule et les zygomatiques. Alors qu'il gisait au sol, Natsuki abrégea ses souffrances. Sa paume s'abattit sur le cœur de la victime, qui cessa de battre à jamais. Sur le principe, il n'était pas obligé de le tuer, mais des êtres comme lui, tuant juste pour le plaisir en plus de l'argent, n'étaient que des freins vers une paix relative dans le Rukongai.

En se repérant à l'aide des sons, Natsuki localisa Hiakai. Ils ne leur restaient plus beaucoup de temps avant que les effets délétères de la technique du Troisième Siège commencent à apparaître.

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D'ombre et de lumière -- Partie 2

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